Le dernier test mené par 60 Millions de consommateurs révèle que 20 bouteilles d’huile d’olive vierge extra vendues en supermarché présentent des niveaux de contaminants préoccupants, tandis que seules deux références passent le cap des contrôles stricts.
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Résultats du test : des chiffres qui interpellent

En France, l’analyse de 22 huiles d’olive vierge extra a été réalisée en 2025 sur des produits disponibles en grande surface. Si toutes respectent les normes européennes (pureté, extraction mécanique, acidité inférieure à 0,8%), aucune n’est exempte de contaminants chimiques. Les défauts sensoriels vont jusqu’à affecter un tiers des références : goût rance, moisi ou « chômé ». L’image de l’huile d’olive irréprochable s’effondre face à ces chiffres.
Contaminants en question : phtalates, MOSH, MOAH

Les analyses mettent en évidence la présence de plastifiants dans chaque bouteille. Les phtalates, perturbateurs endocriniens, proviennent majoritairement des équipements industriels et du transport. La concentration varie de 0,2 mg/kg pour Puget origine France jusqu’à des niveaux nettement supérieurs pour Terra Delyssa et Carapelli.
À cela s’ajoutent les hydrocarbures MOSH et MOAH, suspectés d’effets cancérigènes, détectés partout, avec un record de 10 mg/kg de MOAH pour Eco+ (seuil européen prochainement fixé à 2 mg/kg).
« Acheter une huile d’olive censée être premium en supermarché ne garantit ni pureté ni sécurité sanitaire aujourd’hui. »
Les marques à retenir et celles à éviter
Costa d’Oro bio et Puget origine France se distinguent par leur faible présence en contaminants et un profil sensoriel conforme.
À l’inverse, Eco+, Carapelli et Terra Delyssa affichent des résultats inquiétants : présence élevée de MOAH, défauts de goût, oxydation accélérée.
Ce palmarès secoue les réflexes d’achat en supermarché, au point d’inciter à une révision complète des habitudes.
Ce qui va changer : réglementation renforcée dès 2027
La réglementation européenne sur les hydrocarbures minéraux évolue.
Dès janvier 2027, le seuil maximal de MOAH passera à 2 mg/kg.
Les fabricants devront moderniser leurs équipements et renforcer les contrôles durant chaque étape de production et de transport.
Cette mutation s’annonce décisive pour la sécurité du consommateur.
Ce scandale sur l’huile d’olive rappelle une autre problématique récente : ce spray minceur ruine la cuisson des œufs et expose à des risques cachés.
Ces révélations sur la qualité des huiles d’olive font écho à l’alerte nationale sur le poulet : comment des barquettes contaminées ont franchi tous les contrôles jusqu’à votre assiette, mettant en lumière des failles inquiétantes dans les processus de contrôle alimentaire.
Conseils pratiques pour un achat plus sûr
- Préférez les huiles d’olive labellisées bio ou à l’origine précisée (France, Italie, Grèce).
- Évitez les huiles à prix dérisoire, marque Eco+, Carapelli ou Terra Delyssa.
- Vérifiez l’année de récolte, la pression à froid et la couleur de la bouteille (foncée = meilleure conservation).
- Stockez votre huile à l’abri de la lumière et fermez systématiquement le bouchon.
Des enjeux de santé et de confiance immédiats
Savoir que même les huiles dites « premium » contiennent des traces de polluants bouscule la confiance des consommateurs.
Les familles se retrouvent à devoir repenser leur choix pour préserver leur santé et celle des enfants, face à une offre très opaque.
Les fabricants sont désormais attendus au tournant, la demande de sécurité et de transparence n’a jamais été aussi forte.
Ce test bouleverse les repères pour un produit pourtant essentiel dans nos cuisines.
Est-ce le moment de changer vos habitudes d’achat ?
Votre expérience avec l’huile d’olive en supermarché mérite d’être partagée.
La pression sur les industriels aboutira-t-elle à une qualité irréprochable ? Si cet article peut aider vos proches à choisir une meilleure huile, n’hésitez pas à le transmettre autour de vous.
Mis à jour le 23 mars 2026